Amour.com
Musique: David Busset

 

C’est fini le tango

Ou les bals de campagne

Pour le bel hidalgo

Qui veut trouver compagne

Pour avoir une touche

Faut peser sur la touche

Qui ouvre un site comme

“Se rencontrer.com”

Puis prendre sa souris

Au hasard fair’ son tri

Et dans une fenêtre

Soudain apparaître

 

Semaine après semaine

Des e-mails qui sont beaux

Comm’ les vers de Verlaine

Ou de Victor Hugo (bis)

 

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http./ Slash

Soyez la bienvenue

Le gars navigue et clique

Et sur son logiciel

Soudain c’est le déclic

Il est au septième ciel

Ell’ devient une icône

Au bout de quelques jours

Et sur l’écran il prône

A grands mots son amour

 

Semaine après semaine

Tes e-mails sont plus beaux

Que les vers de Verlaine

Ou de Victor Hugo (bis)

 Ell’ n’écrit pas des thèses

Ni de très jolis mots

Deux points trait parenthèse

Je rêv’ sous les ormeaux

Elle parle du temps

Ou de choses anodines

Mais il trouve épatant

Chaque fois qu’ell’ badine

Il lui répond alors

Le clavier sous ses doigts

Je t’aim’ je t’aime encore

Mon plus petit que trois

 

Semaine après semaine

Tes e-mails sont plus beaux

Que les vers de Verlaine

Ou de Victor Hugo (bis)

 

Tout à coup c’est le bug

Courrier indésirable

Le spam ou l’épilogue

De ce jeu misérable

D’espoir il est privé

Et plus rien ne lui dit

Il a désactivé

Son coeur et son ordi

 

Il est trist’ comme  un chien

Il lit sur l’écran plat

“Si vous ne faites rien

Le système s’éteindra“

 

Semaine après semaine

Tes e-mails étaient beaux

Comm’ les vers de Verlaine

Ou de Victor Hugo (bis)

 

Il est  trist’ comme un chien

Il lit sur l’écran plat

“Si vous ne faites rien

Le système s’éteindra”.


Cette chanson de Barbara
Musique: Jacques Saugy

 

Bien que des années soient passées

Je me souviens de ce soir-là

Nostalgiques étaient tes pensées

D’un air morose tu pris le la

Et qu’importe qu’il fût si tard

D’une voix douce tu sussuras

T’accompagnant à la guitarre

Cette chanson de Barbara

 

“Attendez que ma joie revienne

Et que se meure le souvenir

Avant de me dire je t’aime

Qu’au matin je puisse sourire”

 

Des mois j’espérai patiemment

Des sourires sur ton visage

Ils vinrent; nous fûmes amants

Alors j’attendis un présage

Et enfin je te sus heureuse 

Quand te promenant à mon bras

Tu fredonnas tout amoureuse

Cette chanson de Barbara

 

“Du plus loin que me revienne

L’ombre de mes amours anciennes

Ma plus belle histoire d’amour c’est vous”

 

Mais à trop jouer ce refrain

Tu te lassas de la chanson

Ou de nous et tu mis un frein

A nos amours à nos frissons

N’était-ce qu’un passage à vide

Non je compris quand tu pleuras

En murmurant le teint livide

Cette chanson de Barbara

 

“Ca ne prévient pas quand ça arrive

Ca vient de loin

Ca s’est traîné de rive en rive

La gueule en coin

Le mal de vivre le mal de vivre”

 

Un matin gris, comme l’aigle noir,

En abandonnant tes chansons

Tu es partie dans le brouillard

Le silence emplit la maison

Alors ne sois pas étonnée

Si certains soirs je prends le la

Et je me mets à entonner

Cette chanson de Barbara

 

“Dis quand reviendras-tu

Dis au moins le sais-tu

Que tout ce temps qui passe

Ne se ratrappe guère

Que tout ce temps perdu

Ne se ratrappe plus".


Comme une espèce qui disparaît 

Si t'es parti depuis longtemps

Depuis six mois depuis vingt ans

Dans quelques régions magnifiques

Aux alentours du Pacifique

Sur une île ou dans la pampa

Si tu préfèr’s vivre parmi

D’autres étrangers n’oublie pas

De n’pas oublier les amis

 

Car une amitié que l’on perd

Qui s’éteint peut se comparer

A une espèc’ qui disparaît

De la surface de la Terre

  

Et si des idées de grandeurs

T’engluent dans notre société

Ne prends pas des airs supérieurs

Pour montrer que tu es monté

Tous les échelons pas à pas

Souviens-toi comm’ tu l’as promis

De rester libre et n’oublie pas

De n’pas renier tes amis

 

Car une amitié que l’on perd

Qui s’éteint peut se comparer

A une espèc’ qui disparaît

De la surface de la Terre 

Qu’un jour un genr’ de papillon

S’éteigne dans un cataclysme

Ecologique et parions

Sur un total je-m’en-foutisme

Que meurt le tigre du Bengale

Ou une sorte de fourmi

Un petit moineau c’est égal

A l’indifférenc’ d’un ami

 

C’est comme une amitié qu’on perd

Qui s’éteint peut se comparer

A une espèc’ qui disparaît

De la surface de la Terre

 

Et j’espère ne jamais chanter

D’un air tragique et tourmenté

Que sont mes amis devenus

Que j’avais de si près tenus

Car si le temps les emporta

Aux quatre vents comme semis

Je sais qu’ailleurs ils n’oublient pas

De n’pas oublier leur ami

 

Ils savent qu’une amitié qu’on perd

Qui s’éteint peut se comparer

A une espèc’ qui disparaît

De la surface de la Terre

 

Ils sav’nt qu’une amitié qu’on perd

Qui s’éteint peut se comparer

A une espèc’ qui disparaît

De la surface de la Terre.


J'ai vu un ami souffrir

Toi tu as vu tant de misère

En parcourant les continents

Dans les cités dans les déserts

La pauvreté c’est lancinant

Alors tu ne veux pas te taire

T’as cru tout voir de tant courir

Mais sans faire le tour de la Terre

Moi j’ai vu un ami souffrir

 

Tu penses au visage sanglant

De Dima ton copain poète

Battu par des adolescents

D’une Sibérie qui perd la tête

Te vinr’nt des idées délétères

Car tant de violence t’a fait fuir

Mais sans faire le tour de la Terre

Moi j’ai vu un ami souffrir

 

Tu te rappelles en pleine guerre

Les yeux de ce père irakien

Qui pleure et scrute la frontière

A part l’espoir il n’a plus rien

Là-bas y a sa famille entière

Sa détresse ne peut être pire

Mais sans faire le tour de la Terre

Moi j’ai vu un ami souffrir

 

Tu te souviens de tous ces lieux

Qui transpiraient la déchéance

Où dans de sordides banlieues

Les enfants meurent d’indifférence

De tes voyages en solitaire

Tu as tant de choses à écrire

Mais sans faire le tour de la Terre

Moi j’ai vu un ami souffrir

  

Mais tu as partagé les transes

La joie des gens de Metema *

Qui savent chanter l’espérance

Pris entre famine et SIDA

Bell’ fut cette nuit baptistaire

Où tu vis un enfant guérir

Mais sans faire le tour de la Terre

Moi j’ai vu un ami sourire

Bell’ fut cette nuit baptistaire

Où tu vis un enfant guérir

Mais sans faire le tour de la Terre

Moi j’ai vu un ami sourire.


Laisse...

Laisse posée ta main sur mon épaule

Ca me rapell’ quand ainsi tu me frôles

Les doux frissons de nos jeunes étreintes

Avant que nos passions se soient éteintes

 

Laisse tes yeux croiser mes yeux hagards

Car n’as-tu pas au fond de ton regard

Une lueur comme un feu qui se dresse

Pour réchauffer un soupçon de tendresse

 

Laisse tes lèvres se poser sur mes lèvres

Et de nos coeurs monte une douce fièvre

Ce qu’elle est tendre cette humide caresse

Entre amour fou et un peu de paresse

 

Laisse ton corps se fondre entre mes doigts

Je crois sentir comme un désir en toi 

Et tout à coup c’est nos deux corps qui tremblent

De n’avoir plus l’habitud’ d’être ensemble

 

Laisse ton coeur vagabonder ce soir

Accroche-le à ce petit espoir

Et gravons dans un coin de nos mémoires

Ce moment qui peut-être n’est qu’ illusoire...

Un vieux vinyle
Musique: Jacques Saugy

 

La politesse a disparu

Des petit’s scènes de la rue

Ne pas dir’ bonjour à la dame

A notre époqu’ n’est plus un drame

Mais oublier entre deux verres

Dans un bistrot un disque offert

Un vieux vinyl’ de Georg’s Brassens

C’est un manque de déférence

Pour une telle inattention

J’ai mauvaise réputation

Pour une telle inattention

J’ai mauvaise réputation

 

Ne pas vouloir marcher au pas

Cela ne me dérange pas

Gueuler contre la société

Nous l’avons fait à satiété

Mais oublier entre deux verres

Dans un bistrot un disque offert

Un vieux vinyl’ de Georg’s Brassens

Ne mérite aucune indulgence

Pour ça l’on me traite de pomme

Et de sale petit bonhomme

Pour ça l’on me traite de pomme

Et de sale petit bonhomme

 

On crie partout des “Nom de Dieu”

Cambron’ ne fait plus exception

Les gens juronnent à qui mieux mieux

S’insultent sans faire attention

Mais oublier entre deux verres

Dans un bistrot un disque offert

Un vieux vinyl’ de Georg’s Brassens

N’est-ce pas là la pire offense?

Pir’ que lui dir’ “Putain de toi

Ah ah ah ah pauvre de moi”

Pir’ que lui dir’ “Putain de toi

Ah ah ah ah pauvre de moi”    

 

Les grands escrocs sont des vedettes

Et les salauds au goût du jour

On vole on triche on fait des dettes

Sans être traité de vautour

Mais oublier entre deux verres

Dans un bistrot un disque offert

Un vieux vinyl’ de Georg’s Brassens

C’est aussi de la délinquance

Et tous mes copains peu ou prou

Disent que je suis un voyou

Et tous mes copains peu ou prou

Disent que je suis un voyou

 

Si cett’ chanson vous tarabuste

Pas de souci je l’écris juste

Afin que je sois pardonné

D’avoir un jour abandonné

Abandonné entre deux verres

Dans un bistrot un disque offert

Un vieux vinyl’ de Georg’s Brassens

Car c’était de l’irrévérence

Je suis me faisant tout petit

Un mauvais sujet repenti

Je suis me faisant tout petit

Un mauvais sujet repenti.



Le Passéiste

Elle était belle idéaliste

La liberté qu’on a détruite

Ayant vu les années soixante

Avec au bout un joli huit

Vous comprenez pourquoi je chante

Mêm’ qu’on me trouv’ trop anarchiste

Je m’en fous je suis passéiste

 

Le langag’ devient fantaisiste

A donf les mecs les meufs c’est cool

Les tournures sont particulières

Dans les banlieues les cours d’école

Où est la langue de Molière

Que l’on me trouv’ trop conformiste

Je m’en fous je suis passéiste

 

Quand je pense aux stars aux artistes

Vedettes de notre chanson

Tirées au sort comme au loto

Issues d’académies bidons

Comprenez qu’je fass’ le gros dos

Que l’on me trouv’ trop polémiste

Je m’en fous je suis passéiste

 

Fini les salles intimistes

Le cinéma part à vau-l’eau

Coca pop corn et multiplexe

Y a plus que du sang et du sexe

Où sont les séances de Charlot

Qu’on me trait’ de vieux cinéphile

Je m’en fous je suis passéiste

 

On bétonne en je-m’en-foutiste

Les espaces verts de mon village

Pourquoi vouloir les supprimer

Pourquoi permettre ce saccage

Au nom du fric tout transformer

Qu’on me trouv’ trop écologiste

Je m’en fous je suis passéiste

 

Jean-Claude était hier sur la liste

Des gens qu’on a licenciés

Viré comm’ d’autres compagnons

Les nantis se font pas prier

Les actions mont’nt viv’le pognon!

Qu’on me trouv’ piètre économiste

Je m’en fous je suis passéiste

 

Dans votre monde matérialiste

Les riches valeurs que l’on nomme

Profit pouvoir notoriété

Ont désormais remplacé l’homme

Au coeur de notre société

Que l’on me trouv’ trop pessimiste

Je m’en fous je suis passéiste

 

Car  le progrès devient si triste

Qu’il vaut mieux rester passéiste.


Le Venoge
Musique: David Busset

 

Il a failli mourir de rouille

Abandonné dans un vieux port

Le capitain’ chopa la trouille

Trouva des aides et des accores

Ce n’est pas Jean d’un coeur vaillant

Qui l’a r’construit plus beau qu’avant

Mais des marins et des copains

Qui l’ont sauvé qui l’ont repeint

 

C’est une équipe de passionnés

Qui jouant les copains d’abord

Ont par amitié ramené

Le bateau Venoge à bon port  (bis)

  

On aurait pu l’ poétiser

Et le lester de rimes en -oge

Mais Gilles a déjà composé

Versifié sur la Venoge

Il a vanté les Allobroges

Parlé de doges et crut malin

De ne laisser du nom Venoge

Qu’un déterminant masculin

 

C’est une équipe de passionnés

Qui jouant les copains d’abord

Ont par amitié ramené

Le bateau Venoge à bon port (bis)

 

Sa soeur jouant les grandes dames

Faillit finir sa vie au nord

Dans les bordels de Rotterdam

Par chance elle vira de bord

Mais lui fréquenta les bas-fonds

Pas ceux d’une ville batave

Ceux du Léman qui sont profonds

Il fut renfloué par des braves

  

Par une équipe de passionnés

Qui jouant les copains d’abord

Ont par amitié ramené

Le bateau Venoge à bon port (bis)

 

Ce fleuron qui faillit plonger

Hier aucun osait ysonger

S'pavane aujourd'hui comme un roi

Dans l'port du plongeon de Perroy

Grâce à l'équip' de passionnés

Qui jouant les copains d'abord

Ont par amitié ramené

Le bateau Venoge à bon port

 

Grâce à l'équip' de passionnés

Qui jouant les copains d'abord

Ont par amitié ramené

Le bateau Venoge à bon port (bis)


Nos rêves ne se rencontreront jamais

Je lisais Kipling ou Tarzan

Tu dévorais à quatorze ans

“Moby Dick”, “l’Odyssée” d’Homère

Et “Les travailleurs de la mer”

T’étais marine j’étais terrestre

Toi de la mer et moi sylvestre

Des mois de juins aux mois de mais

Nos rêves ne se rencontreront jamais

 

Dans nos voyages artificiels

Tu accostais le Groenland

Et t’accompagnait dans le ciel

Une nuée de goélands

Pendant ce temps pauvre de moi

J’errais seul au milieu des bois

Des mois de juins aux mois de mais

Nos rêves ne se rencontreront jamais

 

Tu imagines des traversées

Océanes dans les alizés

Je songe aux plaines infinies

Aux forêts de l’Amazonie

Tu es marine je suis terrestre

Toi de la mer et moi sylvestre

Des mois de juins aux mois de mais

Nos rêves ne se rencontreront jamais

 

Et puis un jour tu es partie

Sur un grand voilier je parie

Bon Dieu comme tu as raison

D’avoir mis cap sur l’horizon

Moi je vis auprès de mon arbre

Face aux rêves je reste de marbre

Des mois de juins aux mois de mais

Nos rêves ne se rencontreront jamais

 

Moi je vis auprès de mon arbre

Face aux rêves je reste de marbre

Des mois de juins aux mois de mais

Nos rêves ne se rencontreront jamais.


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